Pourquoi les hommes se sont-ils mit a écrire? Première partie

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Quand vous tapez sur les touches de votre clavier: Vous ecrivez. Je ne vous apprends rien me direz-vous. Mais pourtant, en y reflechissant, est-ce que vous vous exprimez de la même manière cache derriere votre clavier, et lorsque vous parlez a haute voix? Evidemment que non, on est toujours plus organisé, un peu plus pompeux aussi, qu'a l'oral.

Mais la question qui se pose alors, c'est pourquoi est-ce que les hommes se compliquent la vie a écrire, a déposer des signes sur un support rigide, quand la communication orale est si simple? Pourquoi cette nécéssité de laisser une trace, et quelle sorte de trace? En bref, un petit historique des mots sur fond de taches d'encre.

 

Evidemment que le sujet est trop large pour etre décortiqué en détal ici. Mais on peut sans doute résumer le commencement ainsi: Au commencement il y avait l'homme... et les moutons. Et toute intelligence conservée, l'homme s'est dit que s'il voulait survivre, il fallait manger les moutons. Quelques famines plus tard, toutes provoquées par sa voracité et son consummerisme (et oui deja), l'Homme s'est dit qu'il pourrait être bon de gérer son stock de mouton; pour ne pas chanter tout l'été et crever une fois la bise venu. Et c'est alors que l'homme s'est décidé à garder des traces, histoire de gérer son stock de mouton. Ca se situe à peu près 2000 ans avant le mec sur la croix, et a l'époque, les hommes ont inventé des coquilles en argile, sur lesquelles a l'aide de sortes de fuseaux ils gravaient des tirets afin de consigner le nombre de moutons de leur troupeaux (oui, comme les prisonniers dans les films). Et puis, ils se sont vite rendu compte qu'avec ce système la, on pouvait rendre le troc plus équitable et ordonné, en gardant une trace de toutes les transactions. Et c'est ainsi qu'est née la dette.

 

Bon, alors forcément, ca les a fait marrer deux minutes de tracer des traits sur des coquilles les êtres humains. Et très rapidement ils vont inventer de nouveaux mécanismes, et notamment de nouveaux supports. Les coquilles d'argile deviennent des plaques, et les moutons donnent leur peau pour faire du cuir qui servira avec un fuseau dont le bout serait brulé. Et puis bientôt, ces sons qui sortent de leurs bouches vont devenir des signes, des symboles, que l'on va rapidement organiser en langues. Alors évidemment au départ c'est le bordel et tout le monde parle une langue différente, du coup on ne se comprend que par tribues. Mais comme vous l'avez deviné, l'écriture et le commerce sont deux inventions humaines concommitantes. Et en bons commercants, les êtres humains vont éprouver la nécéssité d'échanger, et de rendre leurs operations et cahiers compréhensibles par une plus grande communauté; en parrallèle avec une nécéssité de se réunir en village d'abord, puis en villes, puis en civilisations.

 

Du coup, les hommes commercent ensemble, et gardent une trace de toutes leurs opérations. C'est donc tout logiquement qu'ils vont cesser de réduire l'écriture a une simple opération commercante et l'étendre d'abord aux autres pilliers de l'humanité: le spirituel et le politique. En effet, les civilisations méditeranéenes les plus connues telles les grecques et les romains vont chacune a leur facon unifier le langage dans l'écriture. Les grecs notamment consigneront leurs idées, et leurs premiers élans poétiques sur des tablettes d'argiles et parchemins. Ainsi naissent la poésie et la philosophie. Et  à l'époque, il faut bien comprendre que la poésie est avant tout un moyen de magnifier la civilisation a laquelle on appartient et son histoire, quand la philosophie pour la première fois de l'histoire situe l'homme dans son environnement et questionne sa place dans le monde; tout en apportant une premiere ébauche(et quelle ébauche...) de reflexion politique: c'est ainsi qu'est née la République.

 

Ensuite, c'est à dire durant le moyen-age, puis la renaissance, on peut distinguer, en gros, trois axes d'utilisations de l'écriture. Le premier sera le religieux. En effet durant la quasi totalité du moyen-age, on va écrire, réecrire, copier, recopier les textes sacrés. La tâche revient a des prêtres, des moines, des scribes qui passent leur existence a lire, recopier, et traduire en latin la bible, Aristote, ou les paroles de saints. En parrèllele à ça, l'ecriture s'assimile à la culture. En effet, il devient "à la mode" pour les nobles du moyen-age de posséder des livres, et savoir écrire est un luxe. Par ailleurs sachez que la langue de l'écrit jusqu'au 13eme siecle restera le latin. Le peuple parle en patois et langue d'oc/langues d'oil, mais les ecrits puisque religieux, et aussi par défaut d'une meilleure norme sont consignés en Latin. Et cette tendance de "culturisation" de l'ecrit va s'étendre jusqu'a la Renaissance, ou Francois Premier va jusqu'à créer le premier index, la première bibliotheque nationale de France d'une certaine manière: ou seront alors consignés tous les livres écrits et publiés; démarche que l'on conserve encore aujourd'hui...

Enfin, avec la Renaissance, l'écriture perd de son utilitarisme. En effet, c'est à ce moment là que l'on va réelement se mettre à sublimer le langage. On peut estimer que c'est à peu près à cette période que le francais commence réelement à se fixer, et à se souder, et notamment grace au travail d'un poète et homme de lettres francais de l'époque: Du Bellay qui va écrire le premier manuel de bon usage du Francais. Et puis vous connaissez tous les fameux vers "Mignone allons voir si la rose"... Symbole de la quintescence d'une nouvelle écriture: celle-ci motivé par un desir d'exprimer son amour, de faire de belles phrases, plutôt que de conserver une trace religieuse, ou de sublimer le sentiment religieux. La poésie et la littérature mettent l'homme au centre de l'univers. On ecrit pour que l'homme existe, et s'embelisse.

 

La suite au prochain episode. Au programme: Humanisme, Revolution et introspection. Joyeuses fêtes!

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